Tecorbe - un incubateur pour le développement durable
13.07.2010
A Orbe, Granit Green Networks SA a implanté un technopôle où de petites entreprises viennent valider de nouvelles technologies vertes. En mariant les énergies et les matières renouvelables, le traitement de l’eau et la valorisation des déchets, Tecorbe prouve que l’industrie verte a un bel avenir si elle se développe à l’échelle locale et sur la base de partenariats public-privé. C’est le credo du Dr Alain Jenny, ingénieur physicien et entrepreneur pionnier depuis 40 ans. Selon lui, c’est «un marché de renouveau économique fabuleux».
renaud jeannerat — bienne
Au premier abord, le petit bâtiment de la zone industrielle des Ducats, à Orbe, ne paie pas de mine. Pourtant, il recèle des trésors d’ingéniosité et va rapidement s’étendre en plusieurs étapes. Le Conseil d’Etat vaudois a octroyé un prêt sans intérêt d’un million de francs à la société Granit Green Networks SA, pour la construction de deux nouveaux bâtiments sur le site du Technopôle d’Orbe. Le projet bénéficiera aussi d’un prêt du même montant, également sans intérêts, issu de la Nouvelle politique régionale de la Confédération. Ces deux bâtiments, des halles semi-industrielles de 2500 m2 au total, permettront de valider et de développer des technologies environnementales avant leur industrialisation ou leur commercialisation. Ce projet ambitieux a pour âme le Dr Alain Jenny, ingénieur, physicien et économiste qui joue un rôle de pionnier en matière de développement durable depuis quatre décennies. Il a notamment fondé l’Y-Parc d’Yverdon-les-Bains.
Plan local primordial
«Quand j’ai commencé à développer le solaire, on me disait : vous êtes bardé de diplômes universitaires, vous auriez pu faire quelque chose de sérieux. Il y a 40 ans, ça n’intéressait personne.» Aujourd’hui, Alain Jenny est directeur général de Granit Green Networks SA, qui coopère avec les universités et les écoles polytechniques fédérales, ainsi que le canton de Vaud, «plus précisément le Nord-Vaudois avec lequel nous avons un bon partenariat et où nous avons su capitaliser un savoir-faire durant de nombreuses années». Car Alain Jenny a gravé un principe dans le granit : la croissance par proximité. «Pour la plupart, les opportunités du marché environnemental peuvent être abordées avec des technologies existantes déjà testées à condition d’être mises en œuvre à une échelle locale décentralisée. Ce concept génère en fin de compte des revenus plus élevés qu’une organisation surdimensionnée et dispersée. A une large échelle, les contraintes logistiques et climatiques diminuent la rentabilité», explique Alain Jenny.
La suite dans l'article du magazine RegioS ci-dessous






