Bcomp s’engage pour des solutions éco-supérieures (FR)


Bcomp s’engage pour des solutions éco-supérieures (FR)

Créée par deux passionnés de ski et deux jeunes chercheurs, la start-up fribourgeoise est spécialisée dans le développement de matériaux composites à base de fibres naturelles. Du sport aux carrosseries de voitures, en passant par les montres, leurs applications sont très nombreuses.

Année de fondation: 2011
Nombre d'employés: 7

«Tout a commencé avec le ski, en 2003», résume Cyrille Boinay, cofondateur et directeur général de la société. «Je souhaitais concevoir un modèle plus léger que les skis traditionnels et j’ai fait développer un matériau à base de fibre de carbone. Mais nous avons rapidement été confrontés à un problème de vibrations.» C’est alors qu’il est approché par deux jeunes chercheurs de l’EPFL, Christian Fischer et Julien Rion, qui lui proposent d’améliorer la structure du noyau de ski existant. Après plusieurs mois de recherches dans un garage et de tests sur les pentes enneigées, l’équipe s’oriente vers l’utilisation de fibres naturelles et développe de nouvelles technologies pour les composites. Avec Andreas Brülhart, ils fondent tous les quatre la société Bcomp en 2011. «C’est le lin qui est désormais notre matière première; nous le tissons pour produire des fils et des tissus qui sont ensuite collés avec une résine biosourcée puis moulés, selon un procédé breveté.» Résultat: un matériau rendant les structures plus efficaces en termes de poids, de rigidité, d’amortissement et d’absorption des chocs. Ce matériau est également plus léger que le carbone, plus résistant que l’aluminium et plus rigide que les composites de verre.

 

Ecologie et performance

Bcomp propose en pratique trois groupes de produits: bCores (noyaux structurels), ampliTex® (tissus) et bTubes (tubes). Les noyaux structurels bCores sont utilisés notamment dans la fabrication des skis. Il s’agit de balsa ou de mousses de PET recyclé, combinés à un réseau de fibres composites. «Ces noyaux permettent d’éliminer 30% du poids par rapport à des planches classiques.» Une technologie qui a déjà séduit plusieurs fabricants, parmi lesquels Stöckli et Idris Ski. Mais les applications des biocomposites à base de fibres de lin ne sont pas réservées aux seuls férus de la glisse. Skateboard, vélo, planche de surf, raquette ou encore canne à pêche, la technologie a de multiples débouchés dans les domaines du sport et des loisirs. «Les composites en fibres de lin ont également de très belles propriétés acoustiques. L’un de nos clients vient d’ailleurs de développer un ukulélé dont le son est bien meilleur que celui que l’on obtient en utilisant des fibres de carbone.» La société a également plusieurs projets en cours avec des marques automobiles afin de développer des éléments de carrosserie ou d’habitacle à base de fibres renouvelables. Testés sur la bioMobile, un véhicule imaginé par la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève (hepia), ces biocomposites devraient ainsi très prochainement équiper les voitures destinées au grand public.

Autre utilisation pour le moins inattendue, l’horlogerie. «Cette année, Hublot va présenter une série de montres pour femme dont le boîtier est fabriqué en fibres Bcomp. Une première pour ce type d’application.» La start-up et la marque horlogère planchent d’ailleurs sur un projet de plantation de lin en Emmental. A ce jour, le lin utilisé dans les biocomposites provient de plusieurs fournisseurs en Europe. «C’est la solution la plus simple pour disposer d’une quantité et d’une qualité constantes.» La société s’intéresse également de près à l’abaca, une sorte de bananier qui pousse aux Philippines. «Cette fibre a des vertus très intéressantes et va en outre contribuer à nous permettre d’exporter notre technologie en Asie.»

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