Des capteurs pour mesurer la qualité du gaz naturel


Des capteurs pour mesurer la qualité du gaz naturel

Basée à Neuchâtel, la société Bright Sensors développe des capteurs permettant d’ajuster la combustion des appareils et des moteurs, afin de diminuer leurs émissions de CO2.

Créée en 2014 à l’EPFL, Bright Sensors commercialise une nouvelle technologie permettant de faire baisser les émissions du gaz naturel. L’entreprise est aujourd’hui basée dans l’incubateur de start-up Neode, sur le site de Microcity à Neuchâtel, et a gagné l’année passée le Prix Innovation BCN, le prix en espèces le plus important de Suisse. Cinq personnes travaillent à plein temps au développement de la société, «un chiffre qui devrait doubler d’ici à 2019, étant donné le besoin de ce genre de technologie pour atteindre les objectifs environnementaux de baisse des émissions», souligne le cofondateur Gaël Farine.

Bright Sensors développe et octroie des li-cences d’utilisation pour ses capteurs per-mettant de mesurer la qualité du gaz natu-rel, dans le but d’ajuster la combustion des appareils et des moteurs, de diminuer de 4% leurs émissions de CO2 et d’éviter la formation de particules et de gaz nocifs.
 

Gain d'efficacité et augmentation de la durée de vie

La composition du gaz naturel est en effet variable selon sa source. S’il provient par exemple de Russie, du Qatar ou d’Australie, ses propriétés de combustion sont différentes, ce qui affecte les performances des brûleurs et des moteurs. A cela s’ajoute l’émergence de nouvelles sources de gaz, telles que le biogaz et l’hydrogène produit à base d’énergies renouvelables, qui sont injectés dans les réseaux de distribution de gaz.

«En intégrant nos capteurs dans les appareils à gaz, un gain de 4% en efficacité peut être réalisé, car l’appareil peut ajuster les paramètres de combustion grâce aux informations sur la qualité du gaz reçues par le capteur», explique Gaël Farine. Jusqu’à présent, il n’y avait pas sur le marché de dispositif assez compact et bon marché pouvant être intégré dans les appareils et moteurs à gaz. La société, qui se trouve actuellement en phase de levée de capital auprès de bu-siness angels, a comblé ce besoin.
 

Un marché d'un milliard de francs par année

Des méthodes automatiques de l’industrie électronique sont appliquées pour la fabrication des capteurs, ce qui permet de produire en masse et à bas coût. A terme, cela permettra d’appliquer cette technologie à tous les systèmes de combustion de gaz, avec, à la clé, un potentiel de réduction des émissions de CO2 dans le monde de 1% par an. C’est une solution concrète pour la mise en œuvre des accords sur le climat conclus lors de la COP21 à Paris. Dans cet esprit, Bright Sensors travaille actuellement avec les leaders du marché en termes d’innovation pour développer des solutions sur mesure qui seront intégrées dans les prochaines générations de brûleurs, moteurs et compteurs à gaz.

Les clients que vise en priorité la start-up sont ainsi les fabricants de systèmes de contrôle de combustion pour les brûleurs et moteurs à gaz, qui pourront intégrer le capteur dans leurs produits pour une meilleure efficacité énergétique. Et les perspectives de croissance sont bonnes. «Le gaz représente 25% des besoins énergétiques mondiaux et il y a plus de 10 millions d’appareils vendus chaque année dans le monde, ce qui représente un marché potentiel de plus de 1 milliard de francs par année», indique Gaël Farine

 

 

Contact

Rue de la Maladière 71C
2000 Neuchâtel (NE)



http://www.bright-sensors.com/