Des pellets comme sur des roulettes avec Proxipel Sàrl (VD)


Des pellets comme sur des roulettes avec Proxipel Sàrl (VD)

C’est pour répondre à la pénurie de biomasse économiquement mobilisable pour la fabrication de pellets que des ingénieurs et spécialistes des énergies renouvelables ont développé Proxipel, un concept permettant de granuler in situ. La première unité est sur le point d’être testée en conditions réelles.

Année de fondation: 2013
Nombre d'employés:

Baptisée Proxipel, l’unité mobile permettra de fabriquer des pellets à partir de résidus ligneux de nombreuses sortes de biomasse. Pour ce faire, elle rassemblera dans un train-remorque une chaîne complète de production. Celle-ci sera ainsi constituée d’un déchiqueteur et d’un broyeur, d’un séchoir et d’une chaudière à pellets, de deux presses, d’un refroidisseur et d’un ensacheur, ainsi que d’un cogénérateur et d’un échangeur de chaleur. L’ensemble pourra se déplacer à l’aide d’un camion tracteur. C’est dans l’esprit d’André Corthay, responsable romand durant treize ans de l’organe de promotion d’Energie-bois Suisse, à Lausanne, que l’idée de cette unité mobile a germé; pour la mettre en œuvre, il s’est approché de Richard Pfister, cofondateur de Praxis Energia SA, une société spécialisée dans la gestion de projets en énergies renouvelables. Fondée en janvier 2013, Proxipel Sàrl procède encore à des tests sur son premier prototype. «Notre innovation permettra, d’une part, de valoriser la biomasse qui ne l’est pas à ce jour et, d’autre part, d’optimiser cette valorisation», résume Richard Pfister qui assure la direction exécutive de la société. La première unité mobile sera finalisée dans le courant de l’été 2014.

 

Potentiel de 80 unités mobiles en Suisse

«De nombreux essais ont d’ores et déjà été faits sur les différents éléments qui constitueront Proxipel. Et tout fonctionne! Nous sommes d’ailleurs soumis à des contrôles réguliers de l’OFEV qui vérifie nos analyses.» Les tests en conditions réelles, c’est-à-dire sur le train-remorque, se dérouleront cet été en interne puis à la HEIG-VD, à Yverdon. Ces essais finaux sur machine fonctionnelle permettront de lancer la production des premières unités complètes destinées à être commercialisées.

«Nous n’avons identifié que peu de concurrents à ce jour. Seules trois machines de ce type semblent avoir été développées dans le monde. Nous nous en distinguons en outre à double titre, puisque Proxipel comprendra un séchoir permettant de traiter la matière humide et qu’elle sera à même de granuler de nombreuses sortes de biomasse, et non pas uniquement de la paille.» Ont ainsi déjà été testés des branches avec feuilles, des sarments de vigne, différents bois (avec et sans écorce), de la paille, des fumiers, du marc de café, des résidus céréaliers ou encore des mélanges. Autant de biomasse qui pourra être transformée en granulés par les presses à pellets incluses dans la remorque. «Chaque unité pourra être légèrement adaptée aux problématiques spécifiques des clients. Nous prévoyons cette année d’en fabriquer une ou deux, en plus du prototype.» Les fondateurs de la société tablent ensuite sur une production de six ou sept unités l’an prochain, pour atteindre le nombre de dix en 2016. «C’est un gros marché potentiel; nous avons estimé un débouché pour 3000 Proxipel en Europe, dont 80 en Suisse.»

Il faut dire que comparé à des unités de granulation centralisées, le concept dispose de nombreux avantages. Il permettra ainsi de valoriser de la matière première disponible en une multitude de petits volumes épars, et ce, sans immobilisation de capital dans un terrain et sans problèmes de permis de construire. Sa mobilité lui assurera en outre une indépendance vis-à-vis des sites de production de résidus ligneux. «Les autres points forts sont notamment une grande flexibilité opérationnelle et une empreinte environnementale réduite.»

Contact

Rue Verte
1216 Le Vaud (VD)

: +41 (0) 79 333 248 6
info@proxipel.com

www.proxipel.com