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Changer la terre en pierre, c’est possible grâce à Terrabloc !

16.10.2019

Vainqueur de la 2ème édition du Prix SUD, la start-up genevoise Terrabloc s’est donné pour mission de changer la terre en pierre ! Celle-ci récupère la terre sur les chantiers, la concasse, la mélange, la compresse et en fait des briques. En produisant des briques à partir des déchets d’excavation, la jeune pousse utilise parfaitement le principe d’économie circulaire, appliqué au monde de la construction, et accorde une deuxième vie à de nombreux déchets ! 

Rodrigo Fernandez et Laurent de Wurstemberger, les deux associés de Terrabloc, sont conscients de ne pas avoir inventé quelque chose de totalement nouveau, mais plutôt d'améliorer une veille recette. Dans un récent article paru dans le Temps, Rodrigo Fernandez s’explique : « Notre savoir-faire ce sont les mélanges et les techniques de stabilisation. Nous avons réalisé une multitude de tests en amont et désormais, c’est surtout à l’expérience que nous sommes capables de savoir si une terre peut convenir à la fabrication de briques ou si elle a besoin d’être mélangée à une autre. »

 

La jeune entreprise prend son envol !

Aujourd’hui, Terrabloc est capable de produire entre 1000 et 2500 blocs par jour, qu’elle vend au prix de 110 francs le m2. 75% des produits issus de l’entreprise sont utilisés pour des façades ou de l’ornement. La jeune pousse a déjà réalisé une quinzaine d’ouvrages et une quinzaine d'autres projets sont en préparation, dont certains revêtent une importance considérable. Le chiffre d’affaires de la start-up a atteint 200'000 francs en 2018 et semble s’approcher des 500'000 pour l’année 2019 !

A l’idéal, Rodrigo Fernandez souhaiterait que tous les chantiers puissent s’auto-alimenter ou que le chemin entre la terre et le lieu de fabrication des briques ne dépasse pas les 10 kilomètres. Seulement, les quantités de terre et la qualité de celle-ci ne répondent pas toujours aux critères nécessaires pour leur transformation en briques. Ainsi, l’ingénieur a dû revoir ses exigences à la baisse et s’est fixé une limite de 50 kilomètres de transport. 

Une chose est sûre, lorsqu’il s’agit d’utilisation de la terre, les deux associés sont convaincus des opportunités à saisir. « Nous voulons que l’utilisation de la terre se démocratise. » Et ce, à large échelle !

 

Source : le Temps