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COVID-19 : quels impacts pour les jeunes pousses cleantech ?

18.11.2020

Quelles sont les effets de la pandémie COVID-19 sur les jeunes entreprises suisses ? En mai 2020, 125 start-up du secteur de l'énergie et de l'environnement ont répondu à une enquête concernant leurs expériences durant la crise sanitaire et l’impact sur leurs activités. La synthèse des résultats vient d’être publiée. Elle met en lumière différents challenges que les jeunes pousses cleantech doivent aujourd’hui relever. Ces défis risquent de perdurer quelques temps encore et incitent les start-up à démontrer leur potentiel d’innovation et faire preuve de créativité.

Globalement, la crise du COVID-19 a eu un impact négatif sur les jeunes entreprises du secteur de l’énergie et l’environnement. Le premier constat de cette enquête réalisée par eqlosionZHAWInnosuisseOFENSCCER CREST et CleantechAlps, est que 72% des entreprises sondées connaissent des répercussions néfastes sur leurs activités, directement liées à la pandémie. Les principaux challenges auxquels les start-up de la branche doivent désormais faire face sont la difficulté à vendre leurs produits (pour 23% d’entre elles), le ralentissement de leurs projets de développement (21%) et l’engagement plus réticent des investisseurs et autres sources de financement (17%). 

Cette nouvelle situation complexe a forcé les acteurs du domaine à expérimenter de nouvelles manières de procéder, dont les effets positifs méritent d’être soulignés. Augmentation de la demande des produits existants, adaptation rapide des gammes de produits pour satisfaire aux nouvelles exigences sanitaires et des consommateurs ou encore accroissement des innovations : ce ne sont là que quelques exemples qui prouvent, une fois encore, que les start-up cleantech savent faire preuve de réactivité et de créativité face aux aléas de l’économie.

 

Des solutions internes et du soutien externe pour contrer la crise !

Quand on demande aux participants quelles mesures pourraient accompagner leur développement futur, ce ne sont pas les idées qui manquent. Parmi les propositions, le chômage partiel sur une plus longue durée, le développement d’un hub d’innovation pour rassembler les équipes, la création de subventions pour les innovations liées à la durabilité ou la mise en place de mesures de promotion des entreprises qui soutiennent une économie écologique, éthique et durable sont les principales pistes qui, aux yeux des sondés, permettraient de soutenir leur développement. 

55% des start-up sondées rapportent avoir eu besoin de soutien pour survivre à la crise. Pour 72% s’entre elles, les mesures de soutien dont elles ont bénéficié sont qualifiées de satisfaisantes à très bonnes. De leur côté, les jeunes pousses ont également mis en place des mesures internes pour s’adapter au nouveau contexte économique. Parmi celles le plus souvent citées, le développement de nouveaux produits, la diversification de l’offre, la réduction des dépenses, des heures de travail ou des salaires ont permis d’aborder, aussi judicieusement que possible, la crise du COVID-19.

 

Source : étude réalisée par eqlosion et ses partenaires