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BKW chauffe intelligemment !

26.02.2020

Cet hiver, BKW mène un test pilote. L’objectif consiste à économiser jusqu’à 25 % d’énergie et autant que possible d’émissions de CO2 dans le cadre du chauffage grâce à des vannes thermostatiques et des algorithmes intelligents.

Dehors il fait froid, à l’intérieur il fait bien chaud. Et ce, grâce au chauffage. Dans les grands immeubles de bureaux, comme ceux du siège de BKW sur la Viktoriaplatz, on chauffe même souvent des pièces qui ne sont utilisées que de manière irrégulière, par exemple les salles de réunion. Se pose alors la question suivante: qui baisse le chauffage le soir pour éviter qu’il ne tourne inutilement? La réponse: (généralement) personne.

Un test pilote vise à y remédier. L’idée est de ne plus avoir à baisser le chauffage manuellement: ce sont des vannes thermostatiques intelligentes et des algorithmes encore plus intelligents qui s’en chargent. Ainsi, les bureaux et les salles de réunion sont contrôlés en fonction des présences. On suppose qu’il sera ainsi possible d’économiser jusqu’à 25 % d’énergie et le plus d’émissions de CO2 possible.

 

70 thermostats équipés sur la Viktoriaplatz

Ce système de chauffage innovant a été développé par la start-up CleverOn SA de Stettlen, près de Berne. BKW a fait équiper quelque 70 vannes thermostatiques et radiateurs au deuxième étage du bâtiment en arrière (HS2) avec ce système de chauffage intelligent. «En plus de contrôler concrètement le radiateur, les vannes thermostatiques intelligentes utilisent des capteurs pour mesurer la présence de personnes, la température et le taux d’humidité dans les pièces», explique Martin Kauert, expert en Product & Ecosystem Development, responsable du projet chez BKW.

Au-delà de l’intégration des conditions structurelles et des prévisions météorologiques actuelles, un algorithme apprend également à connaître les habitudes d’utilisation et le temps que les collaborateurs passent dans le bureau ou la salle de réunion. La vanne est commandée en conséquence. Un exemple: «Si aucune réunion n’a lieu dans la salle de réunion un vendredi après-midi, on arrête le chauffage et la température baisse jusqu’à une température minimale réglable, par exemple 19 degrés, déclare Martin Kauert. Toutefois, le confort des collaborateurs doit être garanti à tout moment et constitue la priorité absolue.» C’est pourquoi la salle est automatiquement chauffée en temps voulu pour retrouver la température de confort de 21 degrés, par exemple lorsqu’elle est réservée pour une réunion le lundi matin, à 9h.

 

Les bureaux sont inutilisés jusqu’à 60 % du temps

Les radiateurs intelligents régulent également la température dans les bureaux normaux. Si, par exemple, le premier collaborateur arrive à 7h30, le radiateur sait qu’il doit commencer à chauffer à 5h30 pour que la température de confort soit atteinte au moment où le collaborateur commence son travail. Ce système de chauffage intelligent paraît judicieux si l’on considère que près de 50 % de la consommation d’énergie primaire est utilisée par le parc immobilier suisse. Qui plus est, les bureaux sont totalement inutilisés jusqu’à 60 % du temps.

Martin Kauert avance un autre chiffre impressionnant: «Pour faire monter la température d’une pièce d’un degré, il faut 6 % d’énergie en plus.» Grâce à CLEVERON, cette énergie et les émissions de CO2 associées peuvent désormais être économisées.

 

Economiser de l’énergie en toute simplicité

Qu’est-ce qui a motivé BKW à participer à ce test pilote? «Le problème du ‹chauffage pour personne› est flagrant. De nombreux immeubles de bureaux, mais aussi des bâtiments publics tels que des écoles, connaissent ce problème», affirme Martin Kauert. Il serait pourtant très facile d’économiser de l’énergie. «On ne se fait pas ‹harceler› pour éteindre le chauffage et on n’a pas besoin de gérer une application. Tout se fait automatiquement. L’efficacité énergétique est rendue facile.»

Ce projet pilote se poursuivra encore jusqu’en mars. «Ensuite, nous verrons combien d’énergie nous avons économisée et si le système peut être exploité commercialement ailleurs», déclare Martin Kauert.

 

Source : Blog BKW